« C’est rassurant de savoir qu’à la SNCB, on n’est pas seul. »

Talinka, Technical Trainer

De technicien à formatrice 

Talinka a obtenu son diplôme en 2006 en électricité-électronique, puis a directement commencé à travailler à la SNCB comme technicienne électromécanicienne à Forest. C’est son premier emploi, et elle y travaille encore aujourd’hui. Pendant 14 ans, elle y a assuré la maintenance de trains à grande vitesse. 

Entre-temps, Talinka donne des formations depuis plus de cinq ans. Elle travaille principalement sur le terrain et forme aussi bien de nouveaux collègues que des collaborateurs expérimentés. Cette combinaison entre transmission de connaissances et travail pratique rend son métier particulièrement intéressant pour elle. 

Une première impression 

« Ce que j’aime dans mon travail, c’est que la technologie évolue constamment et que je rencontre de nouveaux visages chaque jour. En tant que formatrice, je suis souvent l’une des premières personnes que les nouveaux collaborateurs rencontrent. 

Je suis consciente de participer à leur première impression du lieu de travail. Et j’espère que cette impression montre immédiatement qu’ici, il y a de la place pour tout le monde. » 

Ma transition au travail 

« J’ai commencé ma transition en 2019, mais j’y réfléchissais en réalité depuis dix ans. À un moment donné, j’ai simplement senti que c’était la bonne décision. 

J’avais une condition claire pour moi-même : mon travail devait rester le même. Je travaillais déjà depuis douze ans sur le terrain et je ne voulais pas me retrouver soudainement derrière un bureau à cause de mon changement de genre. Heureusement, ce n’est pas ce qui s’est passé. 

Mon responsable et mon entourage ont bien géré la situation. Une session d’information a même été organisée avec un coach diversité, afin que les collègues puissent poser leurs questions. Cela a vraiment aidé à créer de la compréhension. » 

Acceptation et collaboration 

« Les réactions des collègues ont été très variées. Certains s’y attendaient, d’autres ont été surpris. La plupart ont rapidement accepté la situation, même si quelques-uns ont encore des difficultés aujourd’hui. Mais il s’agit d’une petite minorité. Dans mon travail quotidien, je me sens très bien et acceptée. 

Ce qui me frappe surtout, c’est que les nouveaux collègues sont très ouverts. Je n’ai jamais vécu de difficulté avec quelqu’un en tant que formatrice. Ils viennent ici pour apprendre, et c’est cela qui compte. » 

La force du soutien 

« J’ai reçu beaucoup de soutien tout au long de mon parcours. Ma famille m’a orientée vers la SNCB, et au sein de l’entreprise, j’ai eu des opportunités d’évolution. 

Mon responsable m’a, par exemple, vraiment encouragée à devenir formatrice. Il croyait en moi, et cela a fait une grande différence. 

Je suis également active au sein de Trainbow, le réseau LGBTIQIA+ de la SNCB. Nous y organisons des activités et favorisons les liens entre collègues. C’est agréable de savoir que l’on n’est pas seul·e. » 

Mon message 

« Si je peux transmettre un message, ce serait celui-ci : n’ayez pas peur d’être vous-même. 

Sortir du placard ou entamer une transition n’est pas (encore) facile, mais sachez qu’à la SNCB, il existe beaucoup de soutien, tant sur le lieu de travail qu’au sein de la communauté. 

Pour moi, tout se résume finalement à quelque chose de très simple : nous sommes tous des personnes qui faisons le même travail. Et si nous nous respectons dans ce cadre, on peut aller très loin. »