« Je n’ai ressenti aucun jugement, mais plutôt de la curiosité et de l’ouverture. »
Régis, Customer Care Officer
Mon parcours : pas planifié, mais parfaitement juste
Régis, customer care officer, n’avait honnêtement jamais pensé se retrouver ici. Il est venu en Belgique pour étudier la kinésithérapie, comme pas mal de Français désirant suivre cette orientation, mais la vie en a décidé autrement.
Par un détour, il a commencé à travailler pour les chemins de fer français et a découvert à quel point il appréciait évoluer dans une grande organisation. Aujourd’hui, huit ans plus tard, il travaille à la SNCB, et cela lui semble toujours aussi juste.
« Ce qui me plaît, c’est que chacun joue un rôle dans un ensemble plus vaste. On est un maillon d’un système qui ne fonctionne que si tout le monde collabore. Ce sentiment d’appartenance, je ne l’ai retrouvé nulle part ailleurs qu’ici. »
Un nouvel équilibre en tant que père
« Ma carrière a pris un tournant lorsque ma situation personnelle a changé. Après mon divorce et avec un petit garçon qui passe la moitié de son temps chez moi, j’ai dû chercher un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Les horaires irréguliers que j’avais comme employé commercial en gare n’étaient plus compatibles avec ma vie personnelle.
Grâce à la mobilité interne, j’ai pu évoluer vers une fonction de customer care, où je traite principalement les questions des voyageurs. C’était nouveau pour moi, mais cela m’a apporté exactement ce dont j’avais besoin : de la structure, de la flexibilité et la possibilité d’être réellement présent pour mon enfant. Je peux adapter mes horaires à ma semaine, et cela change tout. »
Pouvoir simplement être soi-même
« Pour moi, il est important de pouvoir être moi-même au travail. Je suis ouvert sur ma vie : je suis un homme qui a vécu vingt ans avec un homme, et ensemble nous avons adopté un fils. Cette histoire suscite parfois des questions, mais elles sont le plus souvent sincères et respectueuses.
Au début, j’avais des doutes. Lors de mon entretien, j’ai même enlevé mes boucles d’oreilles par peur d’être jugé. Mais une fois en poste, j’ai vite réalisé que cette peur n’était pas fondée. Je n’ai pas ressenti de jugement, mais plutôt de la curiosité et de l’ouverture.
Aujourd’hui, je considère la SNCB comme un endroit où l’on peut arriver tel que l’on est, sans devoir s’adapter. »
Une diversité en évolution
« Je vois clairement que beaucoup de choses ont changé ces dernières années. La SNCB a réellement fait des progrès en matière de diversité et d’inclusion. Cela se remarque dans les équipes, dans les recrutements et dans des initiatives comme les réseaux internes et les campagnes.
Par exemple, j’ai porté avec fierté un pin’s arc-en-ciel, pas seulement en mai et juin, mais toute l’année. Cela a suscité de belles réactions, tant de la part des voyageurs que des collègues. Cela m’a donné le sentiment de faire partie d’une organisation qui ose montrer ses valeurs.
Bien sûr, il reste du travail. On entend encore parfois des remarques qui ne sont pas appropriées. Sans mauvaises intentions, mais ce sont des choses sur lesquelles nous devons continuer à progresser ensemble. La diversité n’est pas une fin en soi, mais un processus. »
Pourquoi je recommanderais la SNCB
« Si quelqu’un me demande s’il doit postuler à la SNCB, je réponds sans hésiter oui. Pas seulement parce qu’il y a une grande variété de métiers, mais surtout parce qu’on peut évoluer ici. On n’est pas enfermé dans un seul rôle.
J’ai moi-même expérimenté la capacité de l’organisation à s’adapter. Quand quelque chose ne fonctionne plus, on cherche ensemble une solution. Cela peut être un nouveau poste, un autre département ou un nouveau défi. Cette flexibilité et cette approche humaine font vraiment la différence. »
Construire ensemble un avenir ouvert
« La SNCB a clairement fait de grands pas en avant ces dernières années. Dans une société qui semble parfois reculer en matière d’ouverture, la SNCB choisit consciemment l’inclusion.
Cela donne de l’espoir. Pas seulement pour moi, mais pour tous ceux qui se sentent parfois différents. Cela montre qu’on peut être soi-même et trouver sa place dans une grande organisation.
Et c’est finalement cela qui compte : se sentir bien, être soi-même et construire quelque chose ensemble. »